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respect

Sénégal, du bon usage de la liberté d'expression

Publié le par Cécile Sow

 

Face à la récurrence des dérapages verbaux, la question de l'usage de la liberté d'expression, sous nos cieux, mérite d'être posée. Personnellement, je déplore cette sorte de détachement face à des propos déplacés, comme s'il était normal d'insulter. Parmi les dernières victimes de ce phénomène regrettable, on pourrait citer Me Abdoulaye Wade, ancien chef d'État, élu à l'issue de scrutins jugés démocratiques et transparents -faut-il le rappeler?-, et, plus étonnant, les Forces armées sénégalaises, qui sont une source de fierté, pour beaucoup, depuis l'Indépendance. 

 

L'injure publique est utilisée pour autant de raisons différentes qu'il y a d'insulteurs. Le plus souvent, c'est dans le but de discréditer, voire de déstabiliser, des rivaux ou pour faire le buzz. Pourtant, la liberté d'expression, léguée par nos aînés, qui l'ont obtenue au prix de nombreux sacrifices, ne devrait pas être brandie pour semer la zizanie. 

 

Nous pouvons avoir des débats contradictoires, sans proférer de menaces ou sortir de vilains mots; nous avons le droit d'exposer des revendications, dès lors qu'elles sont légitimes; nous pouvons protester, dans un cadre légal, sans fouler aux pieds les valeurs de la République. 

 

À mon humble avis, une minorité ne devrait pas manquer de respect à nos concitoyens au point de confondre leurs intérêts personnels à ceux de millions de Sénégalais, qui aspirent à vivre en paix et à subvenir à leurs besoins dans la dignité. En théorie, il y a suffisamment de cerveaux et de bras valides pour prendre en charge le patient nommé Sénégal, afin d'en faire un champion. Mais, il y a des freins à l'émergence. La violence, verbale ou physique, dans l'espace public comme privé, en est un. 

 

Rendons à la liberté d'expression son sens profond. A vos claviers, micros, pinceaux ou stylos! Si c'est pour la bonne cause, peu importe...


Source: businessnewsafrica.net

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2020, l'année du travail bien fait

Publié le par Cécile Sow

En ce début d'année, je souhaite que le patient nommé Sénégal se remette de ses maux et relève les défis du moment dans la sérénité. Pour y arriver, le même traitement sera administré à chacun de nous, mais à des dosages différents car nous sommes tous différents.

 

Ma prescription pour 2020 comprend une injection de volonté, des comprimés de conscience professionnelle, des gélules de respect et des granulés de solidarité. Nous commencerons par la volonté. S'il est vrai que dans la vie, il peut arriver que de belles choses nous surprennent, il me semble que la règle voudrait que pour réussir, il faudrait le vouloir.

 

Se fixer des objectifs est une attitude à saluer, mais pour les atteindre, il y a des règles à respecter. Les coups tordus aux collaborateurs, partenaires et autres, dans le but de gravir les échelons à leur place, sont à bannir. Cela est d'autant plus vrai quand les saboteurs ne présentent pas les compétences requises. Il me semble que les meilleurs résultats proviennent nécessairement d'un travail exécuté par des agents qualifiés et valorisés.

 

J'en appelle donc à notre conscience professionnelle et au respect des autres.

 

Pour ce qui est de la solidarité, il est évident qu'une bonne prise en charge du patient Sénégal dépend de nous tous. Soyons bons, au sens large du terme.

 

Dans un pays qui se veut émergent, le travail, honnête et bien fait, devrait être une préoccupation commune, en particulier parmi les personnes occupant des postes à responsabilités quels qu'ils soient.

 

Le débat public est important, mais le Sénégal ne doit pas devenir le pays de la palabre. Ce temps passé à faire des déclarations à tout-va pourrait être utilisé à travailler.

 

Chers compatriotes, j'espère que la pilule n'aura pas été difficile à avaler. Excellente année à tous! 

 

Source: businessnewsafrica.net

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